Il a fallu le temps, réfléchir beaucoup à ce qui serait le moins affreux pour les survivants, et j'ai finis par trouver, et choisir, la moins
mauvaise des solutions.
Je vais me pendre, et j'ai opté pour la méthode la plus rapide, me casser les vertêbres du cou en sautant de suffisament haut avec une
bonne longueur de corde.
Si les vertêbres résistent, ce sera de toute façon très rapide, parce qu'alors, ce sera la trachée et les artères écrasées qui entraineront ma
mort en un souffle à peine, pas le temps de réaliser...
Il me reste un comprimé de morphine et de nombreux antalgiques pour m'assurrer de ne pas souffrir, et assez d'anxiolitiques pour ne pas
angoisser et risquer de renoncer à la dernière minute.
Il me reste à acheter une corde solide, d'alpiniste, et des mousquetons pour l'attacher, j'ai trouvé un bon endroit, d'accès facile, aussi bien
pour moi que pour ceux qui auront la triste besogne de me détacher.
Je dis triste, parce que c'est d'usage de regrêter la mort d'un congénère, mais pour moi, cette décision est une libération.
J'ai cherché longtemps comment faire pour ne pas risquer l'échec et ne pas donner un spectacle aussi atroce qu'une tête éclatée, ou un corps
mutilé, les solutions ne sont pas si nombreuses...
Après tout, pourquoi s'en soucier quand on va décevoir tellement ses proches ?
Je crois que ceux qui voudront voir mon corps seront déjà assez affligés pour ne pas y ajouter l'horreur visuelle, c'est aussi simple à
comprendre, je suppose !?!
Je ne pense pas laisser passer trop de temps avant de sauter, ma décision est bien faite, et je la trouve plus douce que de continuer à subir
cette vie pourrie.
En même temps, rien ne me presse, je dois terminer quelques missions...
A tous ceux que j'aime, bonne route et soyez heureux, moi, au moins, j'ai décidé de ma fin !
Il est 9h00, ce mardi 10 septembre, et je suis enfin libéré de cette résolution en suspend, quel vilain je de mot, en suspend depuis si
longtemps...
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