Mon monde n'est pas à ma porte...
Je dois traverser un étrange territoire, peuplé d'une sorte d'humains qui semble sourde et presque qu'aveugle.
Un univers assez hostile où tout est établi sur le principe du profit, de la super-productivité.
En résumé, un système économique, les rêgles semblent connues de tous et personne n'en évoque d'autres, ils n'ont pas l'air d'avoir pensé
un jour à la moindre solution alternative, ce système doit donc leur convenir, ou alors ils n'imaginent pas qu'il puisse exister d'autres chemins, je ne suis pas de ce monde
là...
La promotion individuelle est mesurée en unités monétaires, ou alors en quantité de biens, choses futiles et dont on arrive bien
vite à trouver le seuil de la nécessité, et qu'est ce que ça vaut en fait ?
Pourtant, il semble convenu qu'il faut dépasser ce seuil, et même aller bien au délà, quitte à écraser un voisin, quitte à oublier de prendre
un temps pour respirer, l'important, c'est d'avoir toujours plus, et de préférence plus que ce voisin...
J'essaye de parler, de dire qu'il existe d'autres ordres de grandeurs, d'autres priorités, d'autres solutions, d'autres satisfactions...
Et les mots filent dans le vide, se heurtent à des murs imperméables, à des principes très bien ancrés sur de puissantes fondations !
<< Mais comment ?
Mais, non, il n'y a pas d'autres routes, il n'existe rien de mieux, ni rien de plus exaltant... >>
Bon, et bien je vais chercher à ouvrir d'autres portes, peut être mon monde se trouve caché derrière un petit passage secret, je veux le
rejoindre et y vivre paisible.
Ici, je ne peux pas être heureux !
Tout me fait mal, je veux leur dire, mais ils n'entendent rien, ils n'écoute rien, ils ne voient rien, ces animaux là ne sont pas ceux de mon
espèce, pourtant ils me ressemblent, mais je ne peux pas communiquer avec eux, je veux retrouver ceux de mon espèces...
J'en ai apperçu parfois, qui vivent dans des forets très denses, ils ne portent que peu de vêtements, semble vivre en harmonie, je me demande
comment j'ai pû sortir de ces forets, quitter ces animaux parents pour arriver ici, parmis ces étrangers, où me suis-je trompé de chemin ?
C'est encore loin ?
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