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  • : L'explorateur égaré
  • L'explorateur égaré
  • : 14/10/2007
  • : Et un de plus !!! J'ai résisté un peu, mais sans raison réelle, je m'exécute maintenant et ofrre à lire quelques facettes de ma vie. Quelques convictions profondes, des appréciations et puis diverses créations...
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Carbone 14

Et oui, ne cherchez pas en vain, il n'y a pas de datation...
Vous trouverez ensembles des textes récents parmi d'autres, plus anciens !
Je transpose des textes déjà écrits sur papier, vers ces pages, et je continue d'en écrire de nouveaux...
Mais, le feeling est constant, Mélancolie dure, Mélancolie douce !

Vos jouets improvisés...

Alimentez ce petit grenier
de l'imaginaire, par ICI...

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Phase 5 (plan B)

Quoi ? Déjà 1983-1984 ?

Et oui, le temps a filé, c'est comme ça, plus on vieillit et plus il semble filer vite, c'est logique, à 1 an on ne connait l'expérience que d'une année, elle semble très longue et le temps qui s'y rapporte également, l'année suivante semblera s'écouler lentement, la différence entre le temps vécu et la durée des années reste très mince, passé 10 ans, les choses changent doucement, ensuite à mesure que l'expérience augmente, le temps relatif semble accélèrer, il faut si faire (et je vocifère aussi).

Donc nous voilà arrivé à l'année des défis, ma seconde première, fini la comptabilité, retour à l'enseignement général, et rencontre avec ceux qui deviendront de fameux complices, je ne peux pas tous les nommer...

Je veux tout de même saluer, dans un ordre non hiérarchisé, Camille (aka Philippe Démoulin), Cowboy (?), Rapiette (aka Régis, Réré...), Piloune (Anne), Olivier Gentilain (il avait un esprit généreux et semblait solitaire), Mémé (aka Florence), Marie-Isabelle, P'tit Jude (aka Didier), Pépette (aka Blacky, Jean-François) et puis je vais stopper là, disons que j'ai navigué en permanence avec comme compagnie, une dizaine de jeunes puissants copains, certains sont devenus des amis... 

Débuts hésitants, chacun prenants ses marques, certains arrivaient d'un autre lycée, d'autres avaient monté d'une classe et moi, j'en avais descendu une...

Je ne vais pas trop raconter d'anecdotes, il y en a plusieurs et toutes sont fameuses, mais l'humeur était à la plaisenterie, aux blagues et aux diverses conneries qui se font à l'age du lycée.

Notre plus formidable atout, était une partie d'un corps de ferme, utilisé comme stabulation, et dont les parents de Régis nous laissaient l'usage, à la seul condition de ne pas faire écrouler les murs...
" La Changelière ", lieu où nous avons expérimenté nos plus chouettes commandos !

L'eau à l'extérieur, la toilette était rapide et vivifiante, forcément, pas de frigo et juste assez de prises électriques pour s'éclairer et alimenter le poste radio, lecteur de cassettes...
Pas de meubles en dehors d'un vieux buffet, puis d'un vieux canapé, qu'importe, nous en improvisions quelques uns, à l'aide de bottes de paille.
 
Etanchéïté zéro, des trous dans le toit, des vitres cassées et une porte qui ne tenait fermée que lorsqu'elle le voulait bien...
Allez comprendre pourquoi, nous n'étions que peu nombreux à y multiplier les commandos, mais nous étions par contre absolument ravis de son somptueux confort champêtre, bref, au total, peut être cinq ôu six commandos, tous placés sous le signe du délire et des rires. 

L'avantage était énorme, une grande liberté, pas de voisinage proche à exaspérer, peu de déplacements en véhicules, oui, les courses, bon...
Sinon tout à pieds, il fallait donc savoir un peu se préserver, nous pouvions bien passer une nuit d'ivresse, voire la seconde, mais ensuite, pour vraiment profiter, il fallait récupérer et puis trouver la bonne mesure...

Si on crie trop, on devient aphone, si on boit trop on devient malade, si on ne dort pas assez on fini tout épuisé, nous pouvions trouver nos limites sans risques, dans cet endroit reculé.
Au final, tout en faisant les fous, et sans retenus, durant la durée d'un séjour, nous ne risquions qu'assez peu d'ennuis sévères...
La gendarmerie veillait à la sortie des bals, et ne nous connaissait pas !

J'imagine que pas mal de jeunes s'éviteraient des ennuis en ayant accès de temps à autre à cette forme de merveilleuse liberté, d'autonomie, tu veux fumer ?
Alors dégage des environs de mon lit, la paille, sa flambe et celui qui est dessus aussi...
Tu veux picoler, aucun soucis, mais si t'es malade, c'est loin de mon lit... 

Enfin, nous avions quand même des rudiments d'éducation et ça aide tout de même pas mal à vivre en société, le respect ça se gagne autant que ça se perd, il faut être respectable et respectueux pour l'exiger !

Le climat n'était pas encore dérêglé, le notre tout au moins est resté semblable sur trois années, puis à la sortie du lycée, une autre vie commence...

En parallèle, j'avais ma petite vie paisible de Pleumartinois, mes amis du coins, et mon sport favori pendant plus de dix ans, le tir.
De la carabine à air comprimée au soufflant de calibre 38 spécial, et même au 45 ACP, merci au sympatiques tireurs qui m'ont enseigné, accompagné, j'aurais essayé de nombreuses disciplines...

De très loin, mon domaine privilégié, c'était la carabine à air comprimée, j'ai du l'abandonner, mais c'est la catégorie où j'ai le mieux réussi, de bons palmares avec qualif pour les championnats de France, et puis un univers que je n'ai pas retrouvé ensuite, calme, patience, introspection, contrôle du souffle et des battements de coeurs, c'était riche d'enseignement...

Le pistolet, l'arbitrage, c'était autre chose, l'un récréatif, l'autre plus sérieux, avec une vrai responsabilité, une arme, même de tir, est un instrument mortel !!!
Il faut être vigilant à chaque seconde et veiller à ce que le compétition se déroule bien, dans l'esprit sportif et dans la bonne humeur, là encore, le respect se gagne et la confiance aussi...

L'épisode suivant devient plus triste, mais c'est aussi ma vie...

Vers la phase 6 (fin du plan B)

Qui suis-je ?

  • L'explorateur égaré
  • Homme
  • 23/09/1966
  • Célibataire
  • L'explorateur égaré
  • Personnage atypique du fait d'une vie renversée, je suis très paradoxal... Je peux être très joyeux quoiqu'une profonde mélancolie m'habite. Je suis curieux de tout, mais ne suis pas amateur des effets de modes.

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